Impayés, incidents, recouvrement, pourquoi il ne faut pas en avoir peur

A force de le rappeler sur toutes les pages du site, tous les particuliers qui prêtent à des PME sur Unilend le savent : « prêter présente un risque de non remboursement ». Pour autant, un prêteur particulier n’est pas forcément familiarisé avec les problèmes auxquels peuvent être confrontées les entreprises et ce que cela implique pour son épargne. D’autant plus que la terminologie en vigueur n’est pas toujours des plus simples pour les non-spécialistes. L’objectif de cet article est de revenir sur quelques notions et de rappeler pourquoi les défauts, lorsqu’ils sont limités et bien gérés, ne sont pas un problème.

Quand parle-t-on de retard ?

Quand une entreprise a du retard dans le paiement d’une échéance, le capital correspondant est classé « en retard » et ce dès le premier jour de retard. Lorsque l’entreprise régularise la situation et reprend le cours normal de ses remboursements, le prêt n’est plus considéré comme en problème. Il faut savoir que la plupart des retards sur Unilend sont régularisés dans les 2/3 jours par les entreprises. Les délais des paiements interbancaires en sont la principale raison.

Qu’appelle-t-on un incident de paiement ?

Lorsque les échéances impayées s’accumulent, la déchéance du terme est alors prononcée : l’intégralité du capital prêté devient exigible par anticipation. En général, celle-ci est prononcée dès la deuxième échéance impayée successive. Le prêt passe alors en « incident ». Unilend poursuit son travail de recouvrement au nom des prêteurs en s’efforçant de récupérer les échéances passées impayées (capital + intérêt) ainsi que tout le capital restant dû (sans intérêt) au moment de la déchéance du terme. Le suivi de chaque procédure de recouvrement est accessible à chacun dans le tableau Mes Prêts de l’espace prêteur.

Retrouvez notre article qui détaille comment suivre ses remboursements dans l’espace Mes Prêts.

A quoi correspond le capital en défaut ?

Lorsqu’un prêt passe en incident, le capital en défaut est l’argent potentiellement perdu par les prêteurs du projet. Ce montant diminue quand la procédure de recouvrement ou la procédure collective permet aux prêteurs de récupérer tout ou partie de cet argent. Le taux de rendement interne de la plateforme ainsi que le taux de rendement interne individuel de chaque prêteur prend en compte ce capital en défaut : il est calculé net des pertes connues ou avérées.

Comment expliquer ces difficultés ?

Les analystes risque d’Unilend sélectionnent scrupuleusement les entreprises présentées. Toutefois, quelle que soit leur solidité, les TPE et PME peuvent faire face à des facteurs extérieurs qui remettent en cause leur capacité à rembourser. Quelques exemples parmi d’autres : un retard de paiement d’un client important, un problème de santé du gérant, des changements réglementaires. Au sein d’un portefeuille de prêts suffisamment diversifié, les entreprises en défaut ne représentent en moyenne que quelques pourcentages du capital prêté.

Comment les projets en difficultés sont-ils pris en compte par Unilend ?

Ce type d’aléas est et restera inhérent à la vie d’une PME. C’est la raison pour laquelle les prêteurs ont la possibilité de proposer des taux d’intérêt bien supérieurs à ceux du marché bancaire. L’évaluation Unilend attribuée à chaque projet permet à chacun d’estimer le risque de chacun de ses prêts. Enfin, il est important de garder à l’esprit qu’un taux de défaut à 0 % n’est ni réaliste ni souhaitable : l’objectif d’Unilend est de maintenir un niveau de risque acceptable et cohérent. Un équilibre qui permet à la fois de procurer de bons rendements aux prêteurs et d’octroyer des financements aux entreprises.

Réduire l’impact des défauts

La meilleure façon de minimiser les risques passera toujours par la diversification de son portefeuille. Pour un montant donné, il faut savoir répartir de petites sommes d’argent sur un maximum de projets. Mieux vaut donc opter pour la stratégie du sucre en poudre en prêtant 100 fois 20 euros plutôt que 2 000 euros en 1 seule fois.

  • Sans diversifier – Imaginons que vous ayez 1 000 euros sur votre compte prêteur. Si vous prêtez ces 1 000 euros à un seul projet et que celui-ci est en défaut, vous perdez toute votre mise.
  • En diversifiant – Imaginons maintenant que vous ventiliez ces 1 000 euros sur 50 projets, vous prêtez donc 20 euros à chacun d’entre eux. Si un ou deux de ces projets passe en défaut, vous perdez uniquement 20 ou 40 euros (déduits du capital déjà remboursé) et vous continuez de percevoir des remboursements de capital et des intérêts de la part des 98 autres entreprises auxquelles vous avez prêté, vous permettant d’obtenir un rendement positif.

Comment diversifier ?

Un bon moyen d’obtenir un rendement positif sur son portefeuille est de prêter à au moins 100 projets, et que chacun de ces prêts ne représente pas plus de 3 % du total prêté. Ainsi, parmi les 13 000 prêteurs actifs sur Unilend, 100% de ceux dont aucun prêt ne représente plus de 3% de leur portefeuille affichent un taux de rendement interne net de défaut positif. Autolend vous permet de diversifier automatiquement votre portefeuille selon vos critères.

Permettre aux prêteurs de récupérer autant de capital que possible en cas de difficulté

En devenant prêteurs sur Unilend, nos clients donnent mandat à un recouvreur pour récupérer les sommes dues par les emprunteurs en cas de passage en recouvrement. Dans le cas d’une procédure collective, Unilend accompagne les prêteurs dans toutes leurs démarches. Les procédures sont souvent longues mais nous mettons un point d’honneur de recouvrer un maximum de créances des prêteurs.

Déduire les pertes en capital de la fiscalité des intérêts

En cas de défaut de paiement d’une entreprise, il est possible de déduire les pertes en capital subies sur ce prêt de la fiscalité des intérêts et de payer des impôts uniquement sur des gains nets. La déduction d’une perte en capital est possible lorsqu’un certificat d’irrécouvrabilité est émis. Les montants des pertes imputables sont soumis à des règles à retrouver dans notre récapitulatif.

Les notions importantes à retenir

Vous avez maintenant une meilleure compréhension des difficultés que peuvent traverser les emprunteurs. Voici quelques points clés à retenir :

Pas de panique – les incidents sont inévitables. Cependant, leur impact est moindre au sein d’un portefeuille de prêts suffisamment diversifié et équilibré. Une faible part de défauts en portefeuille reste tout à fait cohérente avec la nature du prêt participatif.

La stratégie du sucre en poudre – mieux vaut prêter 100 fois 20 euros, qu’une seule fois 2 000 euros. La meilleure façon de gérer son portefeuille est de diversifier en répartissant de petites sommes d’argent sur un maximum de projets.

Nous vous accompagnons – notre équipe veille scrupuleusement au recouvrement des impayés. Nous accompagnons et informons les prêteurs à chaque étape des dossiers de recouvrement et de procédures collectives. Toutes ces informations sont systématiquement disponibles dans l’espace prêteur.

Pour approfondir le sujet, quelques liens utiles :

La page statistiques pour connaître à tout moment les chiffres clés d’Unilend : capital emprunté, remboursé, retards, impayés, rendement, etc.
Un article sur le suivi de vos projets dans votre espace prêteur
Un article sur l’évolution de la politique de sélection des dossiers et le suivi des incidents

Si vous avez encore des questions, notre équipe est disponible pour vous aider, et y répondre. N’hésitez pas à nous envoyer un e-mail à serviceclient@unilend.fr.

* Vous êtes éligible à la dispense du règlement de l’acompte d’impôt sur le revenu, si le revenu fiscal de référence de votre foyer fiscal de l’année précédente (indiqué sur votre avis d’imposition) est :
inférieur à 25 000€ si vous êtes célibataire, divorcé ou veuf
inférieur à 50 000€ si vous êtes soumis à une imposition commune

By | 2017-10-19T16:01:41+00:00 16 juin 2017|Epargner|