Prêt participatif : 5 conseils pour bien investir

Prêter de l’argent aux entreprises via une plateforme de financement participatif est l’une des voies possibles pour booster son patrimoine… A condition d’investir intelligemment.

Depuis 2013, les particuliers peuvent prêter aux petites et moyennes entreprises afin de les aider à se lancer ou développer de nouveaux projets. Ce mode de financement participatif rencontre aujourd’hui un franc succès puisqu’il séduit à la fois les entrepreneurs qui souhaitent lever rapidement des fonds et les particuliers à la recherche de nouveaux placements attractifs. Pour les épargnants qui font leurs premiers pas dans le prêt participatif, voici quelques règles à suivre pour investir avec pertinence et ainsi optimiser son patrimoine.

#1 Déterminer le montant à investir

Contrairement à d’autres types de placements, le prêt participatif n’exige pas de ticket d’entrée élevé pour se lancer. Quelques dizaines ou centaines d’euros suffisent pour investir dans plusieurs projets. Généralement, les particuliers ne peuvent légalement prêter plus de 2 000 euros par an à des entreprises, mais Unilend dispose des agréments requis pour autoriser les prêteurs à dépasser cette limite sur certains projets. Dans tous les cas, il convient de raisonner en part de son épargne que l’on souhaite allouer à ce poste d’investissement. Car même si cet argent est amené à fructifier, il sera mobilisé pendant une certaine période au cours de laquelle il sera impossible de le récupérer. En effet dans le prêt participatif, le capital est remboursé un peu tous les mois, ainsi qu’une partie des intérêts, selon un échéancier prévu à l’avance et qui varie entre 3 mois et 5 ans sur une plateforme comme Unilend. On considère généralement que consacrer entre 5 et 10% de son épargne à ce type de placement est raisonnable, mais bien évidemment tout dépend du niveau des revenus du prêteur, de son mode de vie et dépenses courantes, et de ses engagements par ailleurs. Un particulier qui gagne 3 000 euros par mois, rembourse un prêt immobilier de 1 000 euros et consacre 1 500 autres euros pour son budget alimentation, charges courantes (électricité, chauffage, eau, assurance voiture, téléphone, etc.) et 300 euros en loisirs divers, dispose à la fin du mois de 200 euros qu’il peut mettre de côté dans placements plus ou moins liquides. Tout en prévoyant une épargne de secours en cas d’imprévu.

#2 S’informer de la fiscalité en vigueur

De nombreux placements ont des incidences fiscales, à l’inverse des livrets bancaires tels que le livret A, le livret développement durable (LDD) ou encore le plan épargne logement (PEL) qui en sont exempts. Depuis le 1er janvier 2018, les règles fiscales sont simplifiées : un taux unique de 30 % est appliqué sur les intérêts perçus (12,8 % d’impôt sur le revenu + 17,2 % de prélèvements sociaux).
Si la fiscalité en matière de prêt participatif diminue, elle existe et un futur prêteur doit en être conscient et en connaître les règles avant de se lancer. Au risque, sinon, d’avoir une mauvaise surprise lors de sa déclaration de revenus…

#3 Sélectionner la « bonne » plateforme

Aujourd’hui, il existe plusieurs dizaines de sites qui proposent de mettre en relation des entrepreneurs à la recherche de financements et des particuliers épargnants. Toutes ont leurs particularités et leurs règles de fonctionnement. Avant d’investir via l’une de ces plateformes, il convient de vérifier que celle-ci est en règle. Ces plateformes doivent par exemple s’assurer que les prêteurs sont bien informés et disposent des connaissances suffisantes avant d’investir. Les plateformes de prêts doivent également être immatriculées auprès de l’Orias en tant qu’Intermédiaire en Financement Participatif (IFP) et/ou Conseiller en Investissements Participatifs (CIP), une double casquette que possède par exemple Unilend.

#4 Diversifier son portefeuille

Une règle d’or pour bien investir, quel que soit le domaine : il faut diversifier son portefeuille. Placer tout son budget « prêt participatif » sur un seul projet est très risqué car, en cas de défaut de paiement de la part de l’entreprise emprunteuse, le capital restant dû risque de ne pas être remboursé. Mieux vaut donc diluer le risque en investissant un peu sur plusieurs projets. Sélectionner une centaine de projets est un bon compromis pour protéger son capital investi, car si l’un fait défaut, les intérêts rapportés par les autres devraient couvrir les pertes. Il est possible d’étaler dans le temps ces investissements et de choisir par exemple 5 projets ce mois-ci, puis 5 autres le mois prochain, et ainsi de suite, l’idée étant de multiplier les opportunités pour minimiser l’impact des pertes potentielles.

#5 Rester à l’affût !

De nouveaux projets arrivent régulièrement sur les plateformes de prêt participatif, il ne faut donc pas hésiter à s’abonner aux newsletters pour recevoir en avant-première les nouvelles demandes qui s’ouvrent. D’autant que sur Unilend, 66 % des projets sont financés dans la journée, certains l’étant même en quelques secondes ! Mieux vaut donc rester à l’affût ou activer Autolend pour être ne pas manquer une opportunité…

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By | 2018-02-09T15:11:15+00:00 9 février 2018|Epargner|